Ingrid St-Pierre: chansons fleurs
On lui donnerait le bon Dieu sans confession... Ingrid St-Pierre est mignonne comme tout, très habile au piano (et au ukulélé!), à l'aise sur les planches, dotée d'une voix angélique et de jolis textes, qu'elle offre comme un bouquet de fleurs. Et les fleurs sont généralement bleues dans l'univers de la chanteuse, qui raconte le plus souvent les hauts et les bas de la vie amoureuse. Tantôt passionnée, tantôt douteuse, jalouse, voire empoisonneuse! Elle se dit gaffeuse, on l'a plutôt vue blagueuse, hier... Mais également un peu naïve dans ses interventions et ses anecdotes, venant renforcer l'image fragile et candide qui se dégage de plusieurs de ses chansons.
La foule réunie à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre est tombée sous le charme... En fait, on pourrait dire qu'elle était séduite d'avance, si l'on se fie à l'accueil chaleureux qu'elle a réservé à la chanteuse, avant même qu'elle n'ait poussé une note. «C'est la première fois que j'entends autant d'applaudissements dans une salle. C'est la première fois qu'il y a autant de monde... et ce n'est pas toute ma famille qui est là !» s'est réjouie celle qui en a profité hier pour présenter son CV musical: des chants grégoriens de son enfance à un pot-pourri fort savoureux (entre Metallica et Britney Spears) de pièces interprétées dans une autre vie, alors qu'elle était musicienne dans un café de Trois-Rivières.

Et puis j'ai eu la chance de gagner ces titres avec de grandes joueuses : Nathalie Gélin qui tirait super-bien et Angélique Papon qu'on ne présente pas. Mais la formule est intéressante : cette année, avec Corinne Allain, nous avons perdu en
Carole Bouquet et la folie d'Antonin Artaud, Fanny Ardant et les naufragés de Marguerite Duras, Marie-Christine Barrault pour une Odyssée au côté d'Ulysse, Oum Kalsoum que fera revivre Sapho, Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki pour un duo envoûtant




